Un Irakien de 48 ans a comparu devant un tribunal à Munich le 8 septembre 2026, accusé d’appartenance à l’État islamique. Le parquet affirme qu’il a travaillé pour l’organisation avant d’y servir ensuite comme combattant. L’acte d’accusation a été lu lors de l’audience d’ouverture devant le tribunal régional supérieur de Munich, qui a fixé d’autres audiences jusqu’à la fin du mois d’octobre.
Le parquet affirme que l’accusé a rejoint l’État islamique au plus tard en 2016 et qu’il a d’abord travaillé dans un atelier pour l’organisation, recevant plusieurs milliers de dollars. Il lui est ensuite reproché d’avoir servi comme combattant de l’État islamique et d’avoir reçu d’autres paiements. Ces allégations constituent le fondement de l’accusation d’appartenance à une organisation terroriste à l’étranger. La procédure devra déterminer si les accusations portées contre lui sont établies.
L’État islamique a perpétré le génocide des Ézidis, commettant des massacres, des actes d’asservissement, des enlèvements et des conversions religieuses forcées. Son attaque contre Shengal le 3 août 2014 a contraint des milliers de familles ézidies à fuir leur foyer. L’accusation décrite dans cette affaire à Munich concerne une appartenance présumée à l’organisation ; les informations disponibles sur l’audience d’ouverture ne font état d’aucune accusation spécifique impliquant une victime ézidie.